mardi 13 septembre 2016

Cinq ans de parution - Septembre (1)

Bonjour à tous,

Le 31 août 2011, le premier volume de la BD des Enfants d'Evernight sortait en librairie. Pour l’occasion, j'avais pris le temps de créer une vidéo annonce pour pouvoir crier à la face du monde que mon premier livre allait paraître. Cinq ans se sont écoulés depuis... Émotion intacte en cette période anniversaire, et occasion idéale de jeter un coup d’œil en arrière sur le chemin parcouru.  




C'est môa qui l'ai fait!
J'ai jamais recommencé depuis. Trop épuisant. :-P


En cinq ans, la bibliographie s'est étoffée, et les rencontres aussi. Avec la sortie de ma première BD, c'était le début d'une longue collaboration avec David Chauvel, mon éditeur et ami aux éditions Delcourt

Grâce à lui, il y a eu 7 Naufragés, avec Tony Semedo: l'entrée dans la collection 7, et puis la traduction en italien. Puis ce fût la collaboration avec Nesskain, pétri de talent, et l'incroyable aventure du Cercle qui me fit écrire trois fois 90 pages de scénario en moins d'un an. Le Cercle, mon premier comics, qui lui devait poursuivre son aventure en espagnol. Ensuite vint Soufflevent, avec Xavier Collette dont j'admirais le talent depuis si longtemps.

Au total, c'est donc neuf bandes dessinées que j'aurais scénarisé pendant ces cinq années et qui auront trouvé le chemin des librairies. Un joli score, avec presque deux BD par an. Vivement les cinq prochaines années!

Bien sûr, il y a eu des déceptions aussi: Mange-Machine, projet orphelin de son dessinateur. Et puis la décision, terrible et douloureuse, prise cette année de cesser les Enfants d'Evernight en BD. 

Pour moi, qui avait écrit le scénario intégral du volume 3 et terminé à moitié celui du 4, c'est un vrai crève-cœur, mais les délais entre deux albums devenaient trop long pour que Delcourt puisse encore défendre le projet, ce que je comprends. Pour vous, les lecteurs, ce doit être une déception terrible, et je m'excuse d'avoir à vous annoncer cette triste nouvelle. La fin d'Evernight ne verra pas le jour en BD, même si elle est, depuis le mois dernier, disponible en roman. 



La couverture du tome 3 en roman
qui devait être la même pour la bande dessinée.



Du côté du roman, avec la novélisation des Enfants d'Evernight chez Castelmore, c'est une série complète que j'ai pu sortir ces dernières années en collaboration avec la merveilleuse Barbara, amie de longue date et éditrice géniale. Une série qui s'achève, donc, celle qui a tout commencé. Et des héros que je quitte à regret, mais avec le sentiment du travail achevé, les ayant amené tous au bout de leurs chemin. J'ai encore peu de retour sur ce que vous avez pensé de la fin de cette série, mais le tout premier, celui de l'Autre Monde Radio me fait bien plaisir et me donne ce sourire doux et triste pour une fin qui l'est tout autant. 

Mais hauts les cœurs! Pour un groupe de héros qui continuent leur chemin sans moi dans le cœur des lecteurs, c'est tout un tas derrière qui attendent leur tour. 

Avec l'Architective cette année, cela porte à quatre la quantité de romans publiés. Plus deux parutions dans des recueils de nouvelles, qu'il s'agisse du Miroir-Lune dans les Contes du Mondes au éditions du Riez, ou de Lacrimosa dans Les éléments: L'eau chez Griffe d'Encre, je ne m'estime pas malheureuse au niveau éditorial. 

J'espère que ce n'est que le début d'une belle aventure, parce qu'il me reste encore plein d'idées, en BD comme en roman! 



So true


Et il en reste, dans mes bagages de vagabonde de la plume: il y a toujours ma saga de mafia, qui s'enrichira normalement de son quatrième tome pendant le Nanowrimo. Il y a le Sang, cet ancien roman d'Heroic Fantasy que je voudrais réécrire, et l'Eau, celui qui ne demande qu'à être écrit. Il y a mon roman historique en cours, et le nouveau projet jeunesse que je viens de découper. Et ça ce n'est que pour les romans... en BD, j'ai toujours cette série jeunesse qui me tient à cœur et que je voudrais sortir, et puis ce nouveau projet gigantesque sur lequel je travaille... sans parler de Mange-Machine, qui cherche son dessinateur. 


Merci. 
Merci à vous les lecteurs, qui avez suivi ces histoires, qui les avez aimé, qui rendez ce rêve possible. 

Donnez-moi encore cinq ans. Retournons à l'aventure ensemble. J'espère que vous prendrez plaisir longtemps à voyager avec moi et je ferai de mon mieux pour vous emmener le plus loin possible. 

A très bientôt.

Andoryss





  



lundi 29 août 2016

Faire un dossier BD - DIY - Août (1)

Bonjour à tous! 


[WARNING] Je vais parler ici de mon expérience, de mes pratiques, et de mes méthodes. Ce n'est en aucun cas une règle générale, ni la forme admise de ce qui doit être fait, ni encore un cahier des charges universel. C'est ce que je fais, ça marche pour moi, et la vocation est tout au plus d'inspirer/conseiller, pas de faire loi. Faites comme vous voulez, suivez votre instinct, c'est souvent une bonne idée. 


Suivre son instinct: 
illustration à vie dans mon cerveau


Hier j'avais une discussion avec une copine qui me demandais l'adresse mail d'un éditeur pour soumettre un storyboard de BD. Outre le fait que l'éditeur réclamé ne fait PAS de BD (renseignez-vous avant envoi, les sites web des différentes maisons d'éditions disent assez clairement ce qu'elles veulent, et ceci est valable pour votre roman/nouvelle/novella/BD/pièce de théâtre), envoyer un storyboard tout seule, ce n'est pas exactement une bonne idée. 

Pourquoi? 

Eh bien d'abord parce que le propre du storyboard est de ne pas présenter de dessin finalisé, ce qui ne va certes pas aider l'éditeur à visualiser votre haut-potentiel. Ensuite, pour savoir de quoi ça cause, l'éditeur va donc être obligé de lire le storyboard et c'est une lecture tronquée. En BD, une partie de l'histoire passe dans les dessins. Quand ceux-ci sont juste effleurés, les dialogues ne peuvent suffire à narrer les aventures de votre héros. Pire: s'ils suffisent, c'est que le dessin ne va servir à rien: le fragile équilibre de la BD est alors rompu. Un storyboard, c'est un outil de travail, pas un outil de présentation. C'est avec ça qu'on construit une BD: pas qu'on la vend. 




Ceci est une très jolie comète. 
Vous pouvez y dessiner des plans, mais si vous tentez d'y vendre une maison, 
il est probable que vous trouviez peu d'acheteurs... 



Mes outils de travail et ceux du dessinateur - ce que je ne montre PAS à l'éditeur. 

Donc, dans un premier temps, brossons le panel des outils de travail dont je dispose et que je mets à la disposition du dessinateur pour préparer un projet, ainsi que ses outils à lui aussi. Ce sont des outils de communication entre moi et le dessinateur avec lequel on travaille: ils n'ont pas vocation à être vu/lu par d'autres gens, sauf peut-être par le coloriste, le cas échéant, ou après signature, si l'éditeur veut des modifs. Je vais parler par ordre de travail, c'est à dire ce que je commence par faire, jusqu'à ce que le projet soit prêt à la présentation. Je pars du principe que je suis déjà en collaboration avec un dessinateur, c'est à dire qu'on s'est mis d'accord sur un projet donné que je lui ai sommairement présenté. La liste suivante présente donc les étapes l'une après l'autre. 

  • Le dossier du monde - scénariste
Quand on travaille comme moi avec des mondes imaginaires, il ne faut pas oublier que le dessinateur n'est pas dans votre tête. La première chose que je fais donc pour entamer une collaboration quand j'ai trouvé le collaborateur, c'est de m'ouvrir le crâne pour lui. Non, pas littéralement, mais littérairement. Je fais un dossier d'univers. 

Celui des Enfants d'Evernight faisait un peu plus de 70 pages, et celui que je suis en train de rédiger en ce moment menace d'être à peu près aussi gros. Quand on invente un monde entier, son peuple, ses coutumes, son commerce, ses inimités... c'est difficile de faire moins que ça. Ce que je mets dans ce dossier? Tout.

Laissez-moi partager avec vous le sommaire du dossier d'Evernight...


Page 1


Page 2


Page 3
Je pense que ces trois images parlent pour elles-mêmes. 

Et non, ce n'est pas de la pignolle d'auteur. Si vous saviez le nombre de fois où je suis moi-même retourné dans cette bible pour répondre à une question pointue de Marc! Les décors d'une ville, les vêtements d'un peuple, leur façon de se déplacer... tout était noté là-dedans. Je n'avais plus besoin de tout décrire, nous étions d'accord sur le contenu de cette bible, et  le cas échéant, il pouvait s'y reporter pour des points de détails concernant des lieux, des coutumes, des animaux... sur des séries prévues pour être longues (et nous avions à la base prévu un manga trèèèèèèèèèèèèèèès long) c'est essentiel pour la cohérence et ça évite les échanges sur des points de détails, ce qui procure alors un gain de temps pas négligeable. Mais quel que soit le temps que je passe à rédiger cet annuaire, l'éditeur ne le lit pas. Le lecteur non plus. C'est un outil de travail pour le dessinateur et moi. Ni plus, ni moins.  

  • Le synopsis complet du premier volume, et le synopsis succinct de la série - scénariste
Cette chose là est peut-être plus facile à appréhender pour tout le monde et en plus, elle va être réutilisée pour l'éditeur. Un synopsis est un résumé de mon histoire, pour tout le volume 1, avec les péripéties et la fin. Eh oui, avec la fin. Le dessinateur n'est pas un lecteur époustouflé par vos cliffhangers et vos retournements de situation: c'est un partenaire. Il a besoin de savoir où il va pour dessiner des trucs qui collent avec la suite. 

Concernant le synopsis de la série, c'est plus succinct: en gros, dans le tome 2 il se passe ça, dans le trois ceci... je ne détaille jamais, parce que je n'aime pas m'enfermer et, comme tout bon auteur jardinier qui se respecte, j'aime changer d'avis. C'est juste pour que le dessinateur ne soit pas dans le flou artistique et ne se rende pas compte au troisième volume qu'en fait il est en train de dessiner une uchronie fantastique là où il pensait avoir affaire à de la fantasy matinée de steam-punk. C'est con, mais ça aide à placer une ambiance quand on sait ce qu'on fait.

  • Les personnages - description, histoire, évolution - scénariste
Je détaille toujours énormément mes personnages, jusqu'à ce que je les sente réel. Je ne me contente jamais d'une bête description physique: je connais leur date de naissance, leur histoire, leur dessert préféré, leurs défauts, ce qui leur fait peur, ce qu'ils aiment secrètement... ça permet de les rendre entier, et si 90% de ce que j'écris dans leur descriptif ne sert à rien du point de vue de l'histoire, cela permet à mon sens, d'avoir affaire à des personnages "réels" et pas ni caricaturaux, ni artificiels. Mais c'est mon avis.

  • Chara design/concept art - dessinateur
Quand j'ai fini les écrits précédents, je les envoie au dessinateur qui fait alors des chara design et des concepts art pour prendre la température de la série et lui donner une ambiance et un cachet sur lequel on tombe d'accord. Cette étape peut prendre plus ou moins longtemps. C'est également là qu'on peut se rendre compte que, bien qu'on ait très envie tous les deux de bosser ensemble... ben ça va pas le faire. Parfois, le chara design ne colle pas à ce qu'on avait en tête. C'est pas grave, c'est la vie. Il faut dans ces cas-là chercher un meilleur mariage: forcer les relations se ressentira dans le travail.

  • Scénario (début) - scénariste
Quand finalement on est tombé d'accord, je fais le scénario. Pas en entier, hein. Juste une dizaine de planche, pour le dossier éditeur. On commence à bosser rentable, à ce stade. Et puis le scénario complet, mon éditeur s'en cogne: il n'a aucune envie de le lire, ce qui l'intéresse, ce sont les planches.

  • Storyboard - dessinateur
Le dessinateur storyboard les planches que j'ai scénarisées, et on en discute, on se met d'accord, on peaufine. Quand c'est fait, je passe à la rédaction du dossier d'éditeur proprement dit pendant que le dessinateur affine ses planches, les encres, et en colorise au moins une. 


Voilà.

L'éditeur ne verra PAS tout ça. Il s'en fout. Le lecteur aussi, lui qui ne verra que le produit fini. Mais passons au dossier... qu'est-ce qu'on envoie à l'éditeur, du coup? 



Oui oui, le plus gros est dessous, toujours. 




Le dossier de présentation que nous envoyons - ce que VOIT l'éditeur. 

Encore une fois, je précise, c'est c'est que je fais moi. Partez du principe qu'il y a plein d'autres façons de faire. C'est sans aucun doute la cas. 

  • Présentation
Bonjour, présentation des collaborateurs, présentation très courte du projet, dans quelle collection il s'inscrit (le cas échéant), bibliographie (optionnelle), moyens de contacts, cordialement, salut. 

Des questions?

  • Pitch
"C'est l'histoire d'un orphelin qui quitte son monde d'origine pour suivre une formation de chevalier et détruire un empire". 


Quoi? Oui, d'accord, pensez à préciser le genre de votre bébé. 
La BD, pas le héros. 


  • Note d'intention
Je ne sais pas si on n'appelle vraiment ça comme ça, mais tant pis. Qu'est-ce qu'on compte raconter, de quelle manière, sous quel format, pour quel public. Quelles sont les inspirations, les univers proches, le visuel choisi, le sous-texte, les trucs qu'on aimerait faire passer, le cahier des charge graphique. En quoi c'est novateur, génial, vendeur, intéressant, drôle, etc... 

Une page suffit, n'en faites pas des caisses.

  • Synopsis du tome 1
Le même que pour le dessinateur, en moins détaillé et plus impersonnel. Contentez vous des scènes successives, ne rajoutez pas les états d'âmes de votre princesse en exil. Généralement, le synopsis pour le dessinateur me prend trois pages, et celui-ci, une maximum.

  • Personnages + Chara design
Là aussi, faite succinct : une maigre description du personnage et de son état d'esprit accompagnée du chara design sur lequel vous êtes tombé d'accord, pour illustrer. C'est la première marche de la collaboration que vous comptez présenter, et ça sert de transition à la suivante. 



Voici par exemple la première fiche perso de Coline, personnage du Soufflevent. 

On notera que le côté calme de l'héroïne est passé à la trappe quelque part pendant l'écriture du scénario... et que, sur les 3 illustrations, son physique a évolué au cours du temps. 

  • Planches
Quatre-cinq, toujours successives, dialoguées, et cleanées. Avec au moins une en colo, c'est le top. Généralement, on prend le début de l'album. On peut ne pas le faire, pour préférer une scène plus active, mais attention, c'est un piège. Comme dans l'édition de roman, les éditeurs aiment voir comment ça commence. Ils savent qu'un lecteur qui achète est un lecteur qui a commencé par le début, même s'il a feuilleté le reste. Il lit les premières pages, pas au milieu.

  • Concepts
Une fois l'éditeur harponné par la grande qualité de vos planches, balancez des concepts pour qu'il ait l'eau à la bouche. Une illustration chiadée, des décors, une scène d'action... quelques petits trucs pour montrer ce que ça va donner, en vrai.

  • Conclusion
Bilan de la bestiole et projection sur l'avenir (nombre de tomes, rythme de parution si vous en avez une idée) Salutations d'usage, on reprécise les coordonnées au cas où, et hop, dans la boîte. 



L'éditeur ravi à la réception de votre dossier
Suggestion de présentation


Voilà en gros comment ça se passe, dans mon cas. Encore une fois, je ne prétends pas donner des leçons à qui que ce soit. 

Une chose est sûre, par contre: quel que soit votre projet, pour que votre client déguste au mieux votre plat, il n'a pas besoin de voir ce qui se passe en cuisine, et encore moins de voir comment vous avez tué la vache qu'il a dans son assiette. Ne lui envoyez rien d'indigeste, de difficile à lire, de barbant comme la mort, de long comme un jour sans le net, mais que du plaisant, du beau, du qui pétille. Il faut que ça soit simple d'accès. 

Parce que même si ce que vous avez fait est génial, si c'est imbitable, dites vous bien qu'il préférera un truc aussi génial ET en plus accessible. 

Vous prétendez bosser pour un média de communication. Votre dossier est la première preuve que vous pouvez attirer l’œil et l'attention. Ne l'oubliez pas, et ne méprisez pas vos lecteurs en vous disant que "s'il ne lit pas, c'est un naze". C'est peut-être juste que c'est pas présenté comme ça aurait pu l'être, alors faites de votre mieux, et surtout, prenez votre temps et croyez en vous.  


A bientôt

Andoryss







vendredi 22 juillet 2016

Les Enfants d'Evernight : La promesse de Camille sort le 17 août! - Juillet (2)

Bonjour à tous!

Le troisième et dernier volume de la saga Les Enfants d'Evernight sortira chez Castelmore le 17 août. C'est ma troisième publication de l'année, et la fin de ma toute première série, puisqu'en BD comme en roman, ce sont les aventures de Camille qui ont en tout premier trouvé le chemin des librairies. Je ne vais pas céder à la nostalgie, parce que je l'ai déjà fait ici, mais le pincement au cœur est toujours là, sous la fine couche d’excitation qui accompagne toujours la sortie d'un bouquin. 



La couverture du tome 3 !


Pitch: 

Rien ne va plus à Evernight : les enfants se sont enfuis de l'orphelinat et l'Autorité retient le Maître du Temps prisonnier dans son palais. Camille pensait emprunter la tour de l'horloge pour rentrer chez elle, mais North et Maximilien ont d'autres projets pour elle, et bientôt la jeune Anglaise se retrouve au cœur d'un complot dont elle pourrait bien être la clé. 

Avec le terrible Mac Claw à leurs trousses, les enfants vont devoir se mesurer à leurs pires cauchemars et tout risquer pour affronter l'Autorité, car c'est à ce prix seulement que la paix pourra revenir de l'autre côté de la nuit...




Peter Pan, Walt Disney. 
Le roman de J.M Barrie était une grosse soruce d'inspiration, 
et ça se verra encore dans le volume 3


Dans ce nouvel opus, vous trouverez la grande Horloge, des escargots sous la neige, une grenouille qui fume la pipe, Appolo 13, quelques oiseaux de malheurs et une toute petite aiguille. 

En attendant septembre, où on fêtera mes 5 ans de publications et où on parlera des inspirations de cette série, j'espère qu'en découvrant la fin de cette histoire vous passerez un bon moment de lecture. Merci à tout ceux qui ont patienté pour avoir -enfin- la fin.

C'est l'été, donc je vais être moins présente, mais je vous retrouve en août. 

A très bientôt!

Andoryss



mardi 12 juillet 2016

Revue de presse - L'Architective - Juillet (1)

Bonjour à tous!


Il y a bientôt un mois que L'Architective est sorti. Quelques chroniques sont déjà tombées sur internet, et j'ai eu envie de compiler les avis glanés au gré des sites sur une petite note dédiée. Au fil du temps, je viendrai peut-être actualiser celle-ci, afin de garder une trace de tous les avis/critiques qui seront tombés, cette manne qui nourrit l'auteur dans la vallée du doute et de la page blanche.



Donc, sans plus attendre, la première revue de presse du blog: 

L'Architective - Les reliques perdues
- Sortie le 15.06.2016-

Sur les blogs 

La critique d'Abrrracadabra
La critique sur Temps des mots
La critique d'Hellocoton / les Bouquinautes
La critique d'Un jour, un livre
La critique des Petites Madeleines
La critique de l'Arbre aux livres
La critique de New kids on the geek
La critique de Yozone
La critique de Pez
La critique de la Citadelle des livres
La critique de Smells like rock
La critique de Saefiel
La critique du Café Powell
La critique de la Team Littéraire
Les critiques de Lecteurs.com
La critique d'Instants Lecture
La critique du Rose et le Noir
La critique d'Encres et Calames
La critique des Passions d'Aely
La critique de Focus littéraire

Sur Twitter





Sur Babelio - La page Babelio du roman




Sur Goodreads - La page Goodreads du roman





Sur Livraddict - La page Livraddict du roman




Sur le site de la Fnac



Sur Youtube

 



Juste un mois et... MERCI ! Je suis de mon côté bien contente que le roman vous ait plu et sachez que je travaille d'ores et déjà la un deuxième volume des aventures d'Armand. Je vous en dirai plus très bientôt!

Bonne lecture et à très vite

Andoryss



jeudi 30 juin 2016

Fin de semestre, bilan et To-Do list - Juin (4)

Bonjour à tous!

Voici que nous tombe dessus la fin du mois de juin et avec elle, la fin de mon calendrier semestriel. Il est temps de faire le bilan de ce qui a été accompli ce semestre et de voir ce qui doit l'être durant les six prochains mois, mais aussi parler des sorties, des événements et des projets! C'est parti pour la to-do list de milieu d'année! 


Le meilleur moyen d'avancer régulièrement!


Comme d'habitude, certains items de la liste précédente n'ayant pas été accomplis risquent de se retrouver dans la nouvelle liste. Forcément. Mais il devrait y en avoir peu, l'état des lieux étant plutôt correct pour ces premiers six mois! 

C'est parti pour le bilan!

En scénario:
  • Soufflevent 4 : Achevé! Il est parti en relecture chez le dessinateur et l'éditeur.
  • Soufflevent 3 : Sorti! Ce n'est pas vraiment un travail d'écriture, mais ça fait toujours du bien. 
En roman:
  • L'Architective : Les corrections éditoriales ont bien évidemment été faites, et le roman est sorti! Joie!
  • Les enfants d'Evernight, vol. 3 : Tout pareil. Le roman et ses corrections éditoriales sont finies, et la sortie est prévue au mois d'août. Cet opus met un terme à la série pour ce qui est des romans, comme je l'expliquais à l'occasion de cette note. 
  • Saga mafieuse vol.1 : J'avais un travail de réécriture à faire qui a été achevé dans les temps. Cette fois encore le roman n'a pas trouvé d'éditeur, mais on ne désespère pas, hein... 

Voilà pour ce qui a été effectué! Il y a donc deux points de la to-do list précédente qui n'ont pas été remplis... mais ce n'est pas grave, on va s'en charger maintenant, et rajouter du monde. 



Et puis bon, il y a eu un peu de boulot lié aux sorties... ^^


Ce premier semestre est convenable, dans l'ensemble, avec un gros total de trois romans et un scénario finalisés. Mais comme indiqué, il ne s'agissait que de travail de finition, et donc mis à part la seconde moitié du scénario de Soufflevent 4 et la réécriture du premier volume de la saga mafieuse, il n'y avait pas là de travail d'écriture à proprement parler. C'était surtout de la correction éditoriale, de la réécriture et de la gestion de structure. Le second semestre devrait être bien davantage dans la production plutôt que dans la finition. 

Et ça tombe bien, parce qu'au cours du second semestre, il y a le NaNoWriMo... si si si. L'année dernière, j'avais fait ceux d'avril, d'août, et même un doublé en novembre. Cette année, plus chargée dans le domaine privé, je n'ai pas retenté l'expérience, mais je ne raterai bien sûr pas le NaNo de novembre. Vous verrez ce que je compte en faire ci-dessous! 

Si on peut remarquer que la première moitié de l'année a été très orientée roman, la bande dessinée prend la tête pour ce second semestre. Avec deux séries en train de s'achever, il est temps de songer à la relève! 




Extrait de Scott McCloud, L'Art invisible

Ecrire une BD, c'est toujours beaucoup plus technique.
Moins de pages, et pourtant au moins autant de temps de travail! 
Mais apprendre en continu à faire mon métier, c'est un des aspect de celui-ci que j'adore. 


Allons-y pour la nouvelle to-do list de cette fin d'année! 


2016 - 2nd semestre

  • Les enfants d'Evernight, vol.4 - Scénario complet - 01.07.16 au 31.07.16
  • Dossier BD secret - Dossier complet - 01.08.16 au 31.08.16
  • Dossier BD jeunesse - Dossier complet - 01.08.16 au 31.08.16
  • Projet historique - Terminer, corriger et envoyer aux éditeurs - 01.09.16 au 31.10.16
  • Saga mafieuse, vol.4 - NaNoWriMo - 1er jet - 01.11.16 au 30.11.16
  • Nouveau projet de roman jeunesse - 1er jet - 01.12.16 au 31.12.16

NOTE

Comme il y a beaucoup de nouveaux projets et de projets non signés dans cette liste, il est possible que la hiérarchisation de ces projets change en fonction des demandes des éditeurs, et des attentes de ces derniers. Mais en gros, le menu ne devrait pas trop changer, lui. 

Et voilà. 

Si je réussis cette to-do list, je terminerai l'année avec deux dossiers BD, deux scénarios, et cinq romans au compteur, ce qui sera pas mal. En espérant signer deux-trois trucs de la nouvelle liste rapidement! Je vous tiendrai au courant, bien sûr. 



Et en exclusivité, voilà le chemin de fer du nouveau projet de roman jeunesse.
Les post-its sont mes amis. 


Et n'oubliez pas que vous pouvez suivre l'avancée des différents projets dans la barre latérale, dans la catégorie What's up? de votre choix. Je la mets à jour régulièrement, alors n'hésitez pas à la suivre! 


A bientôt

Andoryss






samedi 25 juin 2016

"Mais d'où vient l'inspiration?" - Article 1: L'Architective - Juin (3)

Bonjour à tous!


Tous les gens qui écrivent, tous les auteurs, que ce soit de bandes dessinées, de romans, de SFFF ou pas, de nouvelles, de jeunesse, etc... mais aussi les photographes, les graphistes, les illustrateurs, les peintres, les créateurs de bijoux et de vêtements... bref, tous les créatifs se sont vu un jour poser la question suivante: "Où trouvez-vous votre inspiration?". Et c'est tellement régulier, comme question, que c'est même devenu une grosse blague entre auteurs. 

Il n'y a pas une réponse à cette question, mais une multitude, qui dépendent de l'oeuvre dont on parle la plupart du temps. Et puis, il est important de rappeler que l'inspiration, c'est pas du tout l'essentiel, dans le processus créatif. Bien sûr, sans l'inspiration, je suppose qu'on produit moins bien, mais avec que de l'inspiration, on a juste une belle jambe. 



Voilà qui est un peu plus réaliste. 



Du coup, pour moi, le seul moyen de répondre à cette question est de le faire oeuvre par oeuvre. Je peux vous expliquer, pour chacune de mes œuvres, comment l'idée de base a été générée dans mon cerveau et comment elle a germé, et comment des soins constants, de la lumière, une pincée de réflexions et des heures de travail en ont fait une histoire, au final. Parce que si l'inspiration arrivait avec l'histoire au complet, ça se saurait. Non, généralement, il s'agit de graines, de saupoudrages, d'idées, de couleurs, de mots, qui en se mélangeant dans la grande marmite cérébrale, font émerger une nouvelle mélodie. D'où l'idée de cette nouvelle série d'articles: "Mais d'où vient l'inspiration?"  - MOVI, en résumé. 

Et pour faire un premier article, quoi de plus logique que de se pencher sur le cas du dernier né: L'Architective, sorti il y a dix jours aux éditions Castelmore



La couverture que voici que voilà, 


Etape 1: 39° de fièvre et un entrainement de Ju-jutsu. 

Tout commence en novembre 2014, quelque part dans le métro parisien. Nous sommes en fin d'après midi, et je suis malade de chez malade. Malheureusement pour ma pomme, cette année-là, je passe un grade en ju-jutsu, et je ne veux pas rater mes entrainements, parce que c'est sérieux, et que j'ai beaucoup de travail pour être prête quand viendra le moment de l'examen. Me voici donc, pass navigo en poche et katana sur l'épaule, à errer sur les quais de la ligne 9 ou 5 (je suis malade, j'ai dit), en direction de la gare de l'Est pour me rendre dans les contrées lointaines où se trouve mon club: près de Meaux. 
Alors que je traîne ma misère et ma fébrilité sur les quais, une affiche accroche mon regard:


Je crois que c'est celle-là. 
Affiche relative à une exposition en décembre 2014 à la Cité de l'Architecture
Mais voyez comme la fièvre se joue de moi: 
dans mon souvenir, ça parlait d'histoire de l'architecture. 


Et là, mon cerveau bouilli ne va pas lire "Architecte", mais "Architective".

Moment de flottement dans ma tête. "Viollet le Duc, les visions d'un Arcitective". 

Le temps que je rectifie mon erreur, mes brumes neuronales ont déjà saisi le mot pour me signifier vertement que quand même, ça ne veut rien dire. Mais le néologisme créé sous les assauts de la température ne se laisse pas déloger et flotte aux limites de ma conscience tandis que je poursuis mon chemin. 


Etape 2 : Gare de l'Est et vieilles demeures. 

Une fois dans le train qui doit me mener à Meaux, mon esprit divague, et je commence à réfléchir à mon néologisme. Je suis de ceux qui aiment à penser que les maisons ont une mémoire, et du coup, c'est tout naturellement que j'en viens à songer que le travail d'un architective serait de se rendre justement dans la mémoire des maisons afin d'en exhumer tous les secrets, les objets perdus, les crimes non résolus, et ce genre de chose. Mon train démarre, et sur le côté, dans les bâtiments qui défilent, je vois ceci



Vous verrez ce bâtiment sur votre gauche,
 dans les trains qui partent de la gare de l'Est


Il s'agit en fait du Siège de la Nouvelle heure (non, je ne sais pas ce que c'est, mais c'est marqué sur Google), mais sur le coup, je me prends à songer à une maison qui aurait été bâtie dans une ancienne église. Et hop, association d'idée avec l'architective précédemment cité, et me voici à la recherche d'objets sacrés égarés au cours du temps. J'imagine les possibilités, ce que ça donnerait de fouiller les souvenirs de bâtiments pareils, et je rêvasse jusqu'à Meaux. On peut dire qu'à ce stade, l'idée commence à germer. Je sais que je tiens un bout de quelque chose. 

Etape 3 : Meaux, un lycée, une cathédrale et un aigle. 

J'arrive à Meaux avec les yeux en coins et les tempes bourdonnantes. Là, j'hésite franchement à aller essaimer mes microbes sur le tatami. Comme je sors de la gare, de l'autre côté de la route, je vois tout à la fois le Lycée Moissan, et la cathédrale de Meaux. Les deux images se superposent dans mon esprit, et fusionnent avec les deux idées précédentes pour m'offrir un lycéen à la poursuite d'un élément égarés dans une maison construite sur les bases d'une église. Et la cathédrale, alors? Elle m'offre l'aigle. 


Ceci est un indice en bonne pierre blanche
garanti sans spoiler


On peut dire qu'à ce moment là, mon cerveau malade aspire surtout à retourner sous la couette délirer tout son saoul autour des os que je lui ai donné à ronger. Vaincue et navrée d'avoir fait un aller-retour à Meaux pour des nèfles (hihi, rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme), je préviens mon professeur de sport et je reprends le train pour aller faire ce que j'aurais du faire depuis le début: DORMIR. Oui, mais avec une nouvelle idée de roman en poche. 

Conclusion. 

Si j'avais été raisonnable et que je ne m'étais pas mise en route pour aller au sport, je n'aurais jamais eu l'idée de ce roman, il faut bien l'admettre. J'aurais sans doute guéri plus vite, j'aurais évité de rentrer trempée et misérable après deux heures de pérégrinations ferroviaires sans but, j'aurais pu glaner quelques heures de sommeil, mais rien de plus. 

Moralité, pour écrire des romans, il ne faut pas être raisonnable. 

La fièvre est en option. Je vous laisse méditer ça. 

A très vite

Andoryss






jeudi 16 juin 2016

Gagnants des différents concours! - Juin (2)

Bonjour à tous!



Jeudi dernier, je vous avais annoncé un concours pour Soufflevent 3, et vous avez été très nombreux à participer pour essayer de gagner l'un des albums dédicacés en jeux. La semaine est à présent écoulée, mais avant de vous donner le nom des gagnants, voici d'ores et déjà les réponses du quiz qui vous était soumis! Il paraît que certaines questions étaient difficiles... je plaide coupable! Le but n'était pas de vous piéger mais bien de vous engager dans une petite chasse au trésor pour retrouver les informations nécessaires et ainsi peut-être vous aider à vous replonger dans l’univers du Soufflevent avant de vous lancer dans la lecture de ce troisième opus. Voici donc les réponses attendues!



Tout d'abord, Coline doit traverser les Monts Andémiens. Elle est la fille d'un scientifique, et elle est accompagnée d'un chat ailé. Sacha est pilote pour l'aéropostale express, et il doit emmener Coline à Alexandrie pour y déposer le Soufflevent, qui est un organisme unicellulaire. Concernant les pirates, on trouve des dragons sur leurs bateaux. Firenza est un militaire, pour se débarrasser de Flint, les pirates lui envoient la tache noire et enfin, il n'y a que le goéland-tonnerre qui n'est pas une invention du père de Coline.


Bravo à tous les participants qui ont su retrouver les bonnes réponses!



Tirage au sort! 


Sans plus attendre, la liste des gagnants:

1er prix: Un album dédicacé par le dessinateur, 2 ex libris et une illustration:
Olivier Montmorency

2ème et 3ème prix: Un album dédicacé par le dessinateur, 2 ex libris:
Lucie Camouin 
Sophie Cagnac

du 4ème au 6ème prix: Un album dédicacé par la scénariste, 2 ex libris:
Flavien Testard
Chloé Stanislas
Anne-Laure Braxmeyer

Bravo à tous les six !





Pendant ce temps là se tenait sur la page Facebook de Castelmore un autre concours visant à faire gagner 5 exemplaires dédicacés de l'Architective. Les vainqueurs de ce concours sont:

Félicity James, Gwen Styrt, Marie Rinne, Maryline Marnas et Mel Walle

Bravo aux gagnants des deux concours, et bonne lecture!


A très bientôt

Andoryss